Modernité classique

Dirigée par Marianne Cojannot-Le Blanc (MCF en histoire de l’art moderne, université de Paris Ouest), et Evelyne Prioux (CNRS, UMR 7041, MAE-René Ginouvès).

Comité scientifique :

  • Francis Cairns (PR Classical languages, Florida State University)
  • Christophe Cusset (PR Littérature grecque, ENS-LSH)
  • Michel Magnien (PR Littérature de la Renaissance, université Paris-Sorbonne nouvelle)
  • Yves Pauwels (PR Histoire de l’art moderne, université François Rabelais / IUF)
  • Agnès Rouveret (PR Archéologie et histoire de l’art romain, université de Paris Ouest)
  • Salvatore Settis (PR Storia dell’arte e dell’archeologia classica, Directeur de la Scuola Normale Superiore de Pise)
  • Jeremy Tanner (Reader in Classical and Comparative Art, University College London)
En cours : Julian Kliemann (PR Histoire de l’art moderne, Max-Planck Institut für Kunstgeschichte, Rome), Anne-Marie Lecoq (Chargée de recherche Histoire de l’art moderne, Collège de France)

L’importante présence de la Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie sur le campus de Nanterre et les liens particuliers tissés avec elle par les enseignants-chercheurs du département d’histoire de l’art de l’université ont suscité, on le sait, une approche renouvelée de l’étude de l’Antiquité, qui unit les qualités d’un travail philologique, à la double compétence de l’archéologue et de l’historien de l’art.
Pareille approche, à la fois novatrice et pluridisciplinaire, mériterait de s’incarner dans une collection, qui lui donnerait toute la visibilité nécessaire, la prolongeant même, en accueillant des études portant non seulement sur la période ancienne (spécifiquement hellénistique et romaine) mais encore sur la période moderne (Renaissance et âge classique), la question de l’héritage antique et de l’élaboration d’une identité moderne étant constitutives de cette dernière. Des études proposant une approche comparatiste des périodes ancienne et moderne y seraient également bienvenues : cette comparaison, dont la raison d’être historique n’est pas à démontrer, s’inscrit dans la même volonté de renouvellement des axes de recherches, où l’affranchissement des divisions chronologiques traditionnelles apparaît comme une tâche impérieuse. La collection serait ouverte, dans un esprit semblable, non seulement aux Lettres, à l’archéologie et à l’histoire de l’art, mais encore à l’histoire et à la philosophie. Pourraient dès lors y être accueillis l’étude d’une notion poétique ou rhétorique comme celle d’une période ou d’un enjeu historique, l’analyse d’un auteur ou d’un texte et de sa fortune critique, ou encore des travaux sur les collections et restaurations d’œuvres antiques, qu’il s’agisse d’essais, d’éditions de textes ou de volumes collectifs. Les manuscrits issus de ce type de recherche, qui appellent un travail d’édition spécifique en ce qui concerne les langues anciennes, et unissent un contenu scientifique à la nécessité de quelques illustrations (la confrontation des textes et des images en constitue un aspect central), trouveraient une place naturelle dans des presses universitaires. Porter à la connaissance d’un public avisé mais élargi les recherches scientifiques les plus récentes et les plus pointues sur l’Antiquité, issues notamment des équipes de la MAE, comme créer un espace d’édition pour l’histoire de l’art qui bénéficie de nos jours d’une réelle audience, en leur donnant une place dans des publications universitaires constitue un réel enjeu et, sans doute, un enjeu particulier pour Nanterre.

 
Métamorphoses du regard ancien
Evelyne Prioux, Agnès Rouveret (dir)